Archive | juin 2020

Miroir

26 juin 2020

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MIROIR, Cf. VANITÉ: Max Valentin a repris sa signification symbolique. Cet objet est en effet un symbole de la découverte (« la Vérité en Vérité » en 530), car associé à la Lumière donnant à voir la Vérité du monde et des choses, ou encore des êtres: par métonymie on dit des yeux qu’ils sont le reflet de l’âme. Bourges, figurée par l’oeil du coq de la 580 se trouve au centre du miroir formé par les villes de la 580. On “mire” à travers Bourges pour circonscrire la zone finale.

Il peut aussi être un objet qui trompe, notamment dans le domaine animalier, lorsqu’on chasse… Les villes de la 580 doivent faire l’objet d’une bonne utilisation pour ne pas être sources de fausses pistes ou d’égarement: Narcisse a perdu toute notion et conscience de la réalité à force de se contempler. Le principe du miroir, le reflet et la réflexion, est employé dans la dynamique de la recherche intellectuelle (“la vérité en vérité” – lire « AVERS et ENVERS » en 530, “le bon sens c’est le sens du contresens et inversement” en 580). On se sert de son principe en 580 pour décrypter le texte qu’il faut lire à l’envers, et dans les nombreux anagrammes du jeu. 

Rappelons enfin que par les nombreuses correspondances entre les éléments de la chasse et par la culture générale qu’il faut solliciter pour la résoudre, le jeu est un “miroir du monde” en référence aux ouvrages didactiques du Moyen-Âge qui visaient à cumuler toutes les connaissances de leur temps, afin de glorifier la création divine.

Tabou – la Fermeture en 520.

25 juin 2020

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Le nom « subtilisé » de la 520.

La chasse au trésor à proprement parler commence par une énigme intitulée « OUVERTURE« .

Elle donne le lieu de départ. 

Il est donc de bon sens que le jeu se termine par une énigme qui procure le dernier lieu à atteindre, en fin de parcours.

Cette énigme 520 devrait s’appeler la « FERMETURE« :

c’est pourquoi en 520 Max Valentin nous invite à « refermer sa blessure »,

et

qu’à ce stade, les choses se comprennent en « un clin d’oeil » (Madit).

530 – OUVERTURE – lieu de départ.

520 – FERMETURE – lieu d’arrivée.

W.P.

Totem – le Mégastuce…

23 juin 2020

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Plus de peur que de mal.

Lors d’une récente discussion, on m’a fait comprendre un point « essentiel » de la chasse: l’existence d’une méga-astuce, ou plutôt la « mégastuce ».

J’avais déjà vu ce terme auparavant au fil des sites sur la chouette, mais je n’avais jamais remarqué à quel point ce terme existait de façon autonome, et de manière indépendante de la « Super-Solution » dans l’esprit des chouetteurs. En fait j’ai toujours confondu méga-astuce et super-solution au fil de mes lectures: car je n’ai aucune des éditions du livre, et je n’ai jamais perçu cette discrimination au sein du « jargon ».

Je me suis renseigné davantage, et je constate que ce que l’on m’a présenté comme étant presque une 13ème énigme, est en fait une des nombreuses interprétations abusives ou complexification inutile des choses. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que l’on me présentait (c’est comme décrire un animal qu’on n’a jamais vu), puis j’ai fini par comprendre de quel animal on me parlait.

Ce qu’il s’est passé.

La « astuce » est un mot que Max Valentin a « lâché » sans s’en rendre compte lors d’un entretien radio: et le qualificatif méga s’est ajouté malencontreusement en entretien privé. Il semble qu’il l’ait regretté, de peur des conséquences avantageuses pour les chasseurs. Puis voyant quelles proportions cette idée prenait dans la tête des chouetteurs et surtout qu’elle n’aidait pas, mais qu’au contraire cette indication devenait un concept déroutant, il n’a pas eu peur de réitérer l’emploi de ce terme. Depuis il l’a réutilisé et notamment lors d’une édition officielle. Alors qu’il s’agit à la base d’une indication.

Ce que n’est pas cette Mégastuce: une énigme transcendantale.

Elle n’est pas une 13ème énigme, qui viendrait s’ajouter à la « super-solution ». Elle n’est pas non-plus une méta-énigme, sorte d’astuce complètement cachée et dont l’ingénierie serait quasi-impossible à trouver. Elle n’est pas annoncée, mais Max Valentin a fournit un bel indice par ailleurs.

Ce qu’elle est: un outil.

 Au même titre que la mesure, la mégastuce fait partie de cet « outillage » procuré par la résolution des premières énigmes. On peut en effet considérer que la « mesure » est aussi une astuce, et même une méga-astuce! Elle est obtenue au cours d’une énigme et peut nous servir à plusieurs reprises, elle est nécessaire pour avancer mais pas indispensable dans chaque énigme.La mesure est une astuce de nature mathématique ou physique.

Eh bien, je pense qu’il en va de même pour cette mégastuce: nous la trouvons au cours d’une énigme, elle est directement liée à sa résolution, et sert à plusieurs reprises, y compris durant la compréhension de la 12ème énigme. Mais sa nature est différente de celle de la mesure.

Comme la mesure, elle fait partie du système de validation propre à l’énigme dans laquelle on la trouve. Mais elle n’est pas une condition sine-qua-non de la résolution de cette même énigme. De la même façon qu’on peut trouver « à Roncevaux », sans avoir détecté la bonne mesure du jeu.

Pour la trouver:

Il faut résoudre les énigmes dans l’ordre, et à un moment précis, si nos solutions sont travaillées on tombera quasi-automatiquement dessus. Dans mon cas cela s’est produit ainsi, la découverte a été concomitante avec la résolution de l’énigme « astucieuse », mais après réflexion suscitée par mon interlocuteur, 3 scénarios sont possibles:

  1. - On résout bien les énigmes, on découvre cette astuce et on sait quoi en faire. On avance dans le jeu.
  2. - On résout les énigmes, y compris celle qui la recèle, mais sans découvrir l’astuce. Alors on bloquera avant la résolution de la 12ème énigme: notre progression s’arrêtera.
  3. - On trouve l’astuce, mais on n’a pas résolu les énigmes. Alors on bloque avec un outil dont on ne sait pas quoi faire. Mais on bloque d’une autre façon: on tourne en rond ou on avance sur les fausses pistes.

Bref cette mégastuce est une chimère cachée dans une des 11 grottes énigmes: la crainte qu’elle suscite est plus le fruit de notre imagination, qu’une réalité. Car ce monstre une fois dompté, s’avère être un étalon d’une aide précieuse voire indispensable sur les chemins difficiles.

Bonne chasse

W.F.

Totem – Reste « Mille Bornes » en 560.

19 juin 2020

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En sortant de l’énigme 560, il reste à résoudre 2 énigmes et 1 énigme supplémentaire, la Super-solution. 

Autrement dit, contrairement à ce qui est souvent suggéré par les Chouetteurs, parvenir à résoudre la 560, place le Chouetteur à  25% de la résolution totale de la chasse au trésor. C’est autant que résoudre l’énigme 600, 500, et 420: même par le Méga c’est encore loin. Il faut alors admettre qu’en début d’énigme 520 on puisse encore se trouver à milles bornes de la fin de la 520. Le jeu n’est pas fini.

Rien ne permet en effet de conclure que la Nef se trouve dans les environs des Sentinelles, que les Sentinelles se trouvent dans la zone, et un Madit a heureusement exclut la possibilité que la cache puisse se trouver en dehors de la zone. C’eut été une hypothèse supplémentaire.

Cette zone ne s’obtient qu’à l’issue de la 520. Il reste aussi une incertitude sur la mouvance de la zone. On peut en effet penser que les formes de la zone sont établies en 520 et que cette forme peut être déplacée sur la carte. Un Madit laisse entendre que ce n’est pas le cas.

Enfin la réduction d’échelle dans la super-solution procède en 3 temps:

- réduire cette zone à un ou plusieurs repères et leurs environs immédiats.

- déterminer (au moins) une orientation à partir de l’un ou l’autre de ses repères, ou à partir de tous.

- déterminer (au moins) une distance.

Mais de la 530 au spot: le déplacement est constant (au moins en théorie, mais je confirme). 

Donc, ne pas crier victoire avant d’avoir les lauriers…

W.P.

« B » ou L’énigme Initiale.

19 juin 2020

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“B” l’Énigme Initiale.

Composition de l’énigme:

Partie écrite:

7 lignes (titre compris)

44 lettres (titre: 20 + 24)

69 caractères (titre compris)

Le titre : 2 vers de 6 et 7 mots.

Le deuxième vers accepte 8 ou 9 pieds de versification (lui/lu-i).

Partie visuelle:

 Arc-en-ciel – Statue d’albâtre portant un livre – du noir – du bleu

Le décryptage:

Le noeud de départ:

Cette énigme nous propose une suite incomplète de correspondances entre les chiffres et les nombres qui intitulent les autres énigmes.

La méthode du décryptage:

L’Arc-en-ciel du visuel qui fond en “arc de blancheur”, ainsi que le titre, nous suggèrent le thème de la Lumière, Cette dernière se décompose en longueurs d’Onde correspondantes aux couleurs. En effet, la lumière qui se propage selon une longueur d’onde basse nous parait rouge, celle se propageant à une vitesse rapide nous apparait bleue. Les champs lumineux en dehors de notre Perception sont ainsi qualifiés d’infra-rouge ou d’ultra-violet. La lumière blanche est la somme de ces ondes cumulées. Elle peut-être divisée par un Prisme: comme lorsque la pluie diffracte les Rayons du Soleil en formant un Arc-en-ciel.

I. Newton est le premier à mettre en évidence cette composition de la lumière au XVIII° siècle (1704). Conscient que son oeuvre initie une révolution scientifique qui va à l’encontre du savoir Antique (le canon harmonieux de l’Antiquité est 5 couleurs) il classifie ses résultats en 7 couleurs primitives (créant l’indigo) pour que sa théorie soit mieux acceptée, Ses énoncés scientifiques entrent ainsi en harmonie avec le nombre des Planètes connues à l’époque.

             Newton synthétise son expérience sous la forme d’un cercle chromatique qui sert ici d’échelle de résolution. Les numéros des énigmes sont en effet des fréquences de lumière, et elles correspondent à la couleur des têtes de chouette qui apparaissent en-tête des énigmes (ex: 650/rouge, 580/jaune…). Sur le visuel, la statue d’Albâtre qui tient un livre est alors une allégorie de l’expression LA SOLUTION SE LIT DANS LA LUMIERE.

En lissant la distribution obtenue sur un disque on obtient “des couples” de nombres tels 530-780 puis 470-580… ce qui permet de compléter la suite.

La solution du décryptage:

L’ordre de publication des énigmes est le suivant:

n°1

n°2

n°3

n°4

n°5

n°6

n°7

n°8

n°9

n°10

n°11

420

470

500

520

530

560

580

600

650

780

B

Mais l’ordre de résolution des énigmes devient le suivant:

n°1

n°2

n°3

n°4

n°5

n°6

n°7

n°8

n°9

n°10

n°11

B

530

780

470

580

600

500

420

560

650

520

L’interprétation:

Il faut résoudre les énigmes dans l’ordre donné par cette énigme initiale. Ici aucun lieu n’est encore donné, si ce n’est que la majuscule du sur-titre “B” fait lien avec le résultat de l’énigme suivante qui sera “BOURGES” tandis que le titre invite à ouvrir l’oeil. Or la partie colorée de l’oeil, l’iris, est percée d’une ouverture noire en son centre appelée “pupille”.

Les correspondances:

La lettre capitale en sur-titre de cette énigme fait que le terme “initiale” s’applique à l’énigme comme au titre. Cette énigme entre en résonnance avec la 580, dans laquelle les initiales des villes sont des lettres capitales et chiffrées. Dans la 580 d’ailleurs, B vaut 1, clin d’oeil au positionnement de cette énigme dans la résolution du jeu.

Plus généralement beaucoup d’éléments du jeu sont subrepticement évoqués ici: la Lumière renvoit aux solutions et au thème solaire, la longueur d’onde évoque la musique, la perception anticipe l’oeil du coq, l’arc-en-ciel va de paire avec les flèches du jeu et la “lumière céleste” ou encore qui “vient du ciel”, un prisme désigne une petite pyramide dont les faces sont triangulaires, le rapport entre les couleurs et les planètes rappelle le domaine astronomique, le chiffre 7 est déterminant, les initiales d’Isaac Newton sont des lettres particulières du jeu, la référence à l’antiquité greco-romaine…

Le fil directeur:

I.Newton a établit un rapport entre science et symbolique qui a forgé notre image conventionnelle de l’Arc-en-Ciel, ce pont de lumière jeté entre le ciel et la terre, lien aussi étroit et dangereux que la lame d’une épée, qui est comparé à un escalier aux sept degrès dans la culture bouddhiste et qui symbolise les épreuves de l’initiation libératrice. Dans l’antiquité grecque, l’arc-en-ciel est associé à la divinité Iris, messagère des dieux et plus particulièrement de Junon, ailée d’or et vêtue de sandales, pendant féminin du dieu Mercure messager de Jupiter, dont l’attribut est aussi le caducée. Selon les sources, l’Arc-en-ciel est la trace de ses pieds rapides lorsqu’elle descend du ciel pour porter un message. Poétiquement il est aussi appelé “écharpe d’iris”. Du nom de la déesse on tire le terme qui désigne la partie colorée de l’oeil, décrite ci-dessus.

Clin d’oeil:

            “B” est l’initiale du mot “Blanc”. Cette couleur fait clin d’oeil à la Chouette Effraie qui porte pour nom scientifique TYTO ALBA, ALBA signifiant “blanc” en latin. Cette blancheur et la discrétion de la chouette lors de ses déplacements en vol, lui ont conféré une mauvaise réputation en Occident. Associée à un être maléfique, celle qu’on surnomme la Dame Blanche est à l’origine de nombreuses légendes de fantôme.

“B” est aussi la figure analogique du chiffre “8” et donc le symbole de l’infini (fermé), concrétisé en géométrie par l’anneau de Möbius et représentation symbolique du caducée de Mercure dans l’antiquité.

Le visuel de l’énigme évoque le mythe de Narcisse tiré des Métamorphoses d’Ovide, le poète romain. Une statue de marbre semble se contempler dans une insondable source aqueuse (eau-vide), rappelle Narcisse pétrifié par son propre reflet dans l’eau agissant comme miroir: Près de là une fontaine limpide roulait ses flots argentés : jamais les bergers ni les chèvres, venant de paître sur les montagnes, ni toute autre espèce de troupeaux ne s’y étaient désaltérés : jamais oiseau, ni bête sauvage, ni feuille tombée des arbres n’avait troublé sa pureté. Bordée d’un gazon que l’humidité du lieu entretenait toujours vert, l’ombre des arbres défendait la fraîcheur de ses ondes contre les feux du soleil. C’est là que Narcisse vient reposer ses membres épuisés par les fatigues de la chasse et par la chaleur : charme de la beauté du site et de la limpidité des eaux, il veut éteindre sa soif ; mais il sent naître dans son coeur une soif plus dévorante encore. Tandis qu’il boit, épris de son image qu’il aperçoit dans l’onde, il prête un corps à l’ombre vaine qui le captive : en extase devant lui-même, il demeure, le visage immobile comme une statue de marbre de Paros. Etendu sur la rive, il contemple ses yeux aussi brillants que deux astres, sa chevelure, digne de Bacchus et d’Apollon, ses joues, ombragées d’un léger duvet, son cou d’ivoire, sa bouche gracieuse et son teint, où la blancheur de la neige se marie au plus vif incarnat : il admire les charmes qui le font admirer. Insensé ! “

Reliquats:

            Si Max Valentin a laissé entendre que cette énigme initiale ne contient aucun reliquat, elle peut tout de même donner l’intuition qu’il ne faut pas se contenter des 11 énigmes publiées. En effet la lettre “B” est l’association visuelle des chiffres “1” et “3”. Ainsi le livre est composé de 11 énigmes dont la dernière suggère le nombre 13: il manque le nombre… 12! Volonté de l’auteur ou coïncidence, ce premier titre peut indiquer qu’une énigme supplémentaire est cachée: l’énigme transversale à toutes les autres, dénommée “Super-solution” par les Chouetteurs, et qui renseigne la localisation précise de la cache.

Tabou – Méthode et structure de la chasse.

17 juin 2020

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Méthodes et structures

  • Ø L’ordre des énigmes.

L’ordre de publication des énigmes dans le livre n’est pas l’ordre de résolution des énigmes. L’ordre dans lequel il faut placer les énigmes pour résoudre le jeu est donné par une énigme intitulée différemment des autres: d’une lettre tandis que les autres le sont d’un nombre. De plus cette énigme ne comporte pas d’en-tête dessinée, en forme de tête de chouette, comme les autres. Sa résolution fait référence au titre des autres énigmes permettant de les ordonner.

  • Ø La mesure du jeu.

Il arrive que les énigmes invitent à parcourir des distances. Or le jeu recèle une mesure cachée ainsi que son unité permettant d’interpréter la bonne distance à parcourir. Cette bonne mesure n’admet qu’une valeur durant tout le jeu mais il arrive qu’il faille l’appliquer et la décliner à et dans des contextes différents.

Dans la chouette d’or, une des difficultés réside dans le fait que ces déclinaisons et ces usages de la bonne mesure entrent en complémentarité et parfois en concurrence avec d’autres valeurs mathématiques ou d’autres unités de mesure: il existe notamment une valeur trompeuse qui mène souvent à des impasses, si elle est mal employée. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est complètement inutile.

  • Ø Les degrés de solution:

Dans la chasse, chaque énigme n’admet qu’une seule et unique solution, mais les solutions peuvent admettre plusieurs niveaux de lecture ou d’usages, et ce sont ces niveaux qu’il faut identifier puis circonscrire, pour résoudre le jeu.

 Le décryptage de chaque énigme est le premier niveau de lecture. Il s’applique à chaque énigme considérée comme système unique et isolé. Ce stade permet de rendre en français intelligible, le texte de chaque énigme. Le résultat de ce décryptage est une première interprétation de l’énigme qui procure au chasseur un lieu (Par exemple dans l’énigme 530: le lieu de départ de la chasse est la ville de BOURGES) ou un outil (Par exemple dans l’énigme 780: la mesure du jeu). Il existe donc 11 décryptages primaires à effectuer.

L’interprétation du précédent résultat est la deuxième étape de compréhension d’une énigme. En effet décrypter l’énigme et parvenir à un résultat intelligible ne suffit pas à en comprendre le sens dans le cadre de la chasse (par exemple en 600: décrypter les numéros du texte ne suffit pas à comprendre quoi faire de la phrase: « La Clé se Cache sur Un Navire noir Perché »). Cette étape est nécessaire pour inscrire chaque énigme dans la continuité de la précédente et pour s’acheminer correctement vers la résolution de la suivante. Il s’agit du lien entre les énigmes, ou encore de ce que les Chouetteurs ont appelé certainement à tort, les clés de passage. Ces liens existent quasiment toujours entre 3 énigmes successives, et, en conférant de la cohérence au fil des énigmes, assurent au Chouetteur une auto-validation de ses résultats. Cette deuxième étape d’interprétation permet au Chouetteur d’effectuer un parcours virtuel à travers la France, jusqu’à la cache finale.

Les correspondances ou les références entre énigmes non-successives. Toutes les énigmes fonctionnent logiquement avec l’énigme précédente et celle suivante. Mais certaines fonctionnent aussi avec des énigmes plus éloignées. Les énigmes de la deuxième moitié du jeu (de la 500 à la 520) correspondent ainsi beaucoup avec les outils procurés par les premières (de la B à la 600). (Par exemple les énigmes 520, 580 et 420 sont liées: la 520 ne peut se décrypter sans utiliser des références issues de la 580 et la 420, pourtant ces 3 énigmes ne sont pas successives selon l’ordre de résolution.)

Le fil directeur général est l’”histoire” racontée par l’ensemble des énigmes de la chasse. Cette histoire s’élabore à mesure qu’on rentre dans le jeu et qu’on le résout. Ce niveau de lecture permet de situer chaque énigme, résultat ou interprétation dans un système englobant. Ce dernier se décline en un ensemble cohérent et fin, de thèmes et de sous-thèmes. Sans ce niveau de lecture, la super-solution ne peut être résolue. Car la découverte des reliquats découle du contexte établi par la progression du chasseur entre la première énigme et la dernière.

  • Ø Illustration des niveaux de solution:

L’Énigme 470 illustre parfaitement l’emboitement de ces différents niveaux ou degrés de lecture:

            I.         Le décryptage procure la localisation “Roncevaux” qui est une ville en Espagne.

         II.         L’interprétation nécessite de lier Bourges (résultat de l’énigme précédente) à Roncevaux (résultat présent). Roncevaux est alors une étape au sens topographique, pour s’acheminer vers un point d’arrivée qui sera validé prochainement.

          III.         La charade agit en correspondances avec d’autres énigmes plus éloignées. La solution de mon onzième qui est X, correspond aussi à l’énigme 520 qui est la 11ème énigme du jeu, où il s’agit de trouver la zone par une rencontre de lignes et dans laquelle on retrouve la lettre X.

          IV.         La dernière phrase de la charade est isolée: elle suggère l’importance de l’énigme 470 pour résoudre la super-solution. Mon “tout” a le sens de résultat de l’énigme présente, mais aussi “résultat” de l’ensemble de la chasse. Or il existe un reliquat dans l’énigme 470 et le visuel agit comme confirmation des données de la super-solution.

  • Ø La super-solution:

Cette expression désigne une démarche parallèle à la résolution de chacune des Onzes énigmes du livre. Par cette démarche, qui consiste à collecter des données au fur et à mesure du jeu, on obtient les indications permettant de localiser la cache de la chouette, c’est-à-dire la démarche à suivre sur le terrain pour déterrer la contremarque au millimètre près.

Cette super-solution constitue le résultat d’une douzième énigme, dont il faut deviner l’existence (paradoxalement par son absence), hypothéquer le principe de résolution puis résoudre seul.

W.P.

Totem – une chasse globalement résolue.

14 juin 2020

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Une idée commune est largement partagée: la chasse est globalement résolue. Un article en ligne affirme même que les 5 premières énigmes ont trouvé leurs solutions… ! De là on hypothèque que c’est ou ce sont l’une des 3 dernières énigmes (560-650-520) ou toutes, ou encore la méga-astuce qui bloquerai(en)t les Chouetteurs.

Mais le blocage se situe bien en amont de ces énigmes. Et ce n’est pas réellement un blocage: la bonne piste, s’il n’en est qu’une, reste accessible mais elle a été largement réfutée par certains Chouetteurs eux-mêmes. Max Valentin avait évoqué cette réalité gâchée.

Seul 20% de la chasse est globalement résolu notamment grâce aux décryptage primaires. Les erreurs majeures qui conduisent les Chouetteurs dans de mauvaises pistes proviennent de certitudes erronées, largement partagées qui provoquent des réactions en cascade et sans garde-fous. La compréhension de l’enchainement des énigmes est quasi nulle: ce qui explique et prouve en même temps l’échec récurrent de ce jeu.

Certains éléments ont été mystifiés au-delà de leur niveau de difficulté alors que le diable se cache dans d’autres, abaissés au rang de détails rarement travaillés.

Une hiérarchisation injuste et injustifiée a été faite des termes de la chasse: elle serait presque réductible au Navire Noir Perché, à la Nef Encalminée et aux Sentinelles… sachant que le Navire Noir Perché et la Nef Encalminée désignent la même chose, cela est très… réducteur! Tout le reste semble oublié.

Il parait que sortant de sa baignoire et criant EUREKA, Archimède glissa sur sa savonette et chuta! Ce qui n’enlevait rien de sa découverte mais amoindrissait sa réussite, et rendit l’histoire inélégante.

Pour se donner des chances de résolution, il faut revenir à l’étude minutieuse de chaque énigme et ne pas se contenter des résultats partagés sans les comprendre sois-même: seule façon d’en distinguer les défauts et les qualités, et de découvrir peut-être de nouvelles choses…

W.F.

Totem – d’innombrables fausses pistes volontaires.

10 juin 2020

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Max Valentin avait beau être d’une intelligence et d’un talent fou pour créer sa chasse, dont la qualité surprendrait même ses fétichistes, il n’avait pas les moyens de démultiplier les fausses pistes par énigme. Cette démultiplication vient de l’élucubration des Chouetteurs eux-mêmes.

L’expérience prouve qu’il existe pour chacune des 11 énigmes publiées, une fausse piste principale, très tentante et convaincante. Il faut croire qu’une de ces fausses pistes, émise au début du jeu a été particulièrement élaborée pour trainer le Chouetteur sur une longue distance dans un cul-de-sac, sans qu’il s’en rende compte, et sans qu’il puisse précisément évaluer à quel moment, il s’est fait mistoufler.

Si l’embranchement sur la bonne voie est fait suffisamment tôt, on comprend vite quel est le niveau de validation à atteindre à chaque énigme pour être sûr de ses résultats. En fait chaque solution d’énigme est validée par un groupe d’éléments précis,  qui agissent en système de validation. Ainsi, les fausses-pistes sont de plus en plus évitables à mesure qu’on avance dans le jeu: car ce système forme une structure de plus en plus précise. Les « fausses-pistes » deviennent alors de simples alternatives qu’il faut savoir exclure.

Le manque de rigueur et les envolées lyriques, mathématiques, cryptologiques, figurative, et j’en passe… des Chouetteurs expliquent le grand nombre de pistes évoquées sur Internet: illimitées car le patrimoine français est extrêmement riche, et l’imagination des Chouetteurs est à la hauteur de leur manque de rigueur dans les raisonnements.

L’état des recherches et des données partagées est assimilable à l’état d’un puzzle, dont les pièces (les bonnes) auraient été mélangées à d’innombrables autres puzzles. Pourtant quasiment toutes les bonnes pièces du puzzle à réaliser sont énoncées quelque part sur la toile et visible par tous.

Peut-être que cette confusion est arrivée à sa maturité: le mélange ne pouvant plus croitre en terme de mauvaises pièces, est voué à s’éclaircir pars la sélection des bonnes informations.

W.F.

Tabou – Les Sentinelles en nombre variable

10 juin 2020

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L’énigme 650, l’avant-dernière de celles publiées dans le livre, est assez courte: les informations qui conditionnent sa réussite, ainsi que les indications qu’elle donne à suivre, sont peu nombreuses. Elle procède d’une démarche en 4 temps: il faut le bon point de départ, puis calculer la bonne distance à parcourir, identifier les Sentinelles, et comprendre quoi en faire. Nécessaire pour reporter la distance, la carte est aussi utile pour effectuer les recherches. 

Le point de départ - il est l’endroit auquel nous a mené l’énigme précédente. Il est la « clé de passage » entre l’énigme 560 et l’énigme 650. Si l’on n’a pas un parcours continu et cohérent jusque là, il faut revenir aux énigmes précédentes. Car il est vain d’essayer de résoudre l’énigme 650 si l’on n’est pas sûr à 100% d’avoir résolu la précédente. Il n’y a aucun piège dans ce point de départ, en s’orientant « dos au Ponant », donc vers l’Est, on résout l’énigme. On peut très bien trouver un résultat en fouillant tout ce qui se trouve à l’Est de ce point (du nord le plus septentrional au sud le plus zénithal): toutefois la résolution de l’énigme 560 nous suggère fortement quelle est l’orientation précise de notre recherche: plein Est ou non, et si non, dans quel « quart » il faut chercher.

La distance - ne représente aucun piège non plus: il faut cependant disposer de la bonne mesure. Mais si l’on est arrivé jusque là on est sûr de cette information, car on a expérimenté son calcul et son résultat en 500. Orientation + distance = résultat réduit à une petite zone de recherche, pour exemples: une forêt, un ensemble de prairies, une commune. Il faut donc faire des recherches sur ce lieu, pour identifier nos potentielles sentinelles.

L’identification des sentinelles - en toute logique, et par mon expérience, quand on quitte la 560, on connait vaguement – mais suffisamment – la nature des sentinelles et on peut hypothéquer leur nombre: on sait à peu près ce qu’on cherche. C’est un scoop: non-seulement en abordant la 520, on sait parfaitement ce que sont les Sentinelles, mais dès la 560, on peut se douter de ce qu’elles sont! Leur identification est donc assez simple, bien que le coin recèle d’un riche patrimoine et qu’il faut exclure d’autres possibilités. Ces sentinelles sont indiquées sur une carte, mais elles sont aussi et principalement identifiables par d’autres ressources. Une fois identifiées, on se moque bien de savoir s’il existe un seul ou plusieurs symboles pour les représenter sur une carte: le débat est stérile et inutile. Je rejoins Max Valentin lorsqu’il disait que scruter une carte n’est pas éloquent dans ce cas, et donc insuffisant.

Le nombre des sentinelles et leur nature est l’un des débats les plus récurrents de la chasse. Mais l’encre a beaucoup coulé sans possibilité de conclusion: ce manque de résultat univoque doit contribuer à démontrer que les énigmes précédentes n’ont tout simplement pas été résolues, à la connaissance du public. Et sans leur résolution, la question des Sentinelles ne peut être tranchée. Et je ne pourrai apporter de conclusion radicale dessus pour la raison que les Sentinelles… ont un nombre variable!

Elles sont de même nature: mais en fonction de la manière dont on les considère et en fonction du moment où on en a l’usage, leur nombre n’est pas le même. Sans révéler leur identité ni leur localisation, je peux user d’une comparaison. Chercher les Sentinelles c’est un peu comme répondre à la devinette suivante:

 « Célèbres jumelles, une s’est envolée, l’autre est enfermée mais parcourt le monde en photo« 

La réponse serait La Joconde de Léonard de Vinci. Combien existe t-il de Joconde? Selon les historiens, il y aurait eu 2 Joconde produite par Léonard, mais désormais 1 seule exposée: et en plus il existe des copies de La Joconde (Max Valentin avait indiqué que les Sentinelles ne sont pas uniques dans leur genre), donc un nombre incalculable (le terme photo évoque cette piste) de Joconde disponibles. 

Compte tenu du fait qu’on cherche des jumelles, le nombre est important pour les identifier. Mais une fois identifié, l’objet Joconde se réduit à 1 exemplaire si l’on considère celle du Louvre. Un nombre incalculable si on considère les copies. En fonction du point de vue on peut donc difficilement répondre de façon radicale à la question suivante: « combien y a t-il de Joconde dans l’énigme? » ou « combien de Joconde sont évoquées dans l’énigme? » car 2 au moment de la résolution, 1 ou un nombre impossible à définir au moment de la réponse.

L’Interprétation du résultat- Enfin, ce nombre varie parce qu’il est encore susceptible d’évoluer en fin de 650: il faut effectivement savoir quoi faire de ce résultat pour aborder la 520. Est-ce la Joconde volée qui nous intéresse, celle du Louvre ou les copies? Est-ce que l’ensemble du tableau de la Joconde nous intéresse? Peut-être en effet que seule une partie du tableau (le sourire narquois) sera utile pour la suite. De ce point de vue là et à ce moment là, on se fiche de savoir s’il y a 1 ou 2 Joconde, ou plus.

Le nombre des Sentinelles n’est en conséquence pas radicalement fixé, il est variable en fonction du biais par lequel on les aborde. Et il est évolutif en fonction de l’usage que vous en faites, ce qui dépend aussi des moments où vous en aurez l’usage.

Bonne recherche,

W.F.

Totem – la non-structure de la chasse.

7 juin 2020

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Elle constitue le Totem originel.

Sur la wikichouette de Piblo et sur le Blog de Monglane, respectivement, on peut trouver ce type d’affirmation :

« La Chouette cumule ainsi les difficultés des autres chasses qui empêchent le chercheur de valider ses solutions : la possibilité de passer à une énigme sans avoir la bonne réponse de la précédente (…) »

« La principale difficulté de la Chouette vient du fait que les énigmes ne comportent aucune validation intermédiaire. Autrement dit, on progresse tout au long de la chasse sur des bases instables, sans qu’aucun résultat intermédiaire ne vienne objectivement confirmer les découvertes qui précèdent. La seule validation des théories que l’on échafaude chemin faisant sera… la découverte du trésor, et personne jusqu’ici n’a reçu ce genre de validation ! »

Ces assertions sont fausses. Elles procèdent du principe d’inversion de la charge: comme les Chouetteurs ne parviennent pas à découvrir la « structure », ou « l’histoire », ou « la colonne vertébrale » du jeu, la « progression », le « fil directeur », peu importe l’appellation, ils en déduisent que le jeu n’en a pas. Mais cela a conduit à une sorte d’ontologie radicale du type: vous pouvez faire un grand fourre-tout de résolution, sans méthode, sans chercher de structure, sans forcément de cohérence et vous serez peut-être l’heureux gagnant quand même du jeu. Ou revient à dire: le jeu est mal construit parce qu’on ne trouve pas, construisez mal vos solutions et vous aurez une chance de trouver. En fait ces jugements dénotent (humain mais pas raisonnable) une certaine amertume. 
Ainsi certains jugements partagés reposant sur une expérience de jeu commune, malheureusement malheureuse (toutes les histoires d’amour finissent mal), ont acquis une certaine autorité grâce à la notoriété de leurs auteurs. Mais aussi, parce que ces jugements sont rassurants, qu’ils nous confortent dans l’échec, qu’ils sont des explications allant à la facilité. En tout cas, ils représentent des obstacles pour tout nouveau joueur (et même les plus anciens puisqu’ils ont fini par se convaincre eux-même) car ils ont obstrué ce jeu d’un voile de fausses considérations, qu’il convient de relever.
Voici ma proposition: en progressant dans la chouette, on sait d’où on vient, où on va, et chaque fois que l’on passe d’une énigme à l’autre, on a, non seulement la confirmation, mais même de multiples confirmations d’être sur la bonne voie. Les découvertes d’une énigme à l’autre, peuvent servir de validations, de trieuses, d’outils pour plus tard. Toute progression bancale, signifie une erreur, ou un manquement de la part du Chouetteur. 
L’auteur Max Valentin a reconnu l’ »interpénétration des éléments« , ce qui est opposé au concept de « linéarité » sur la wikichouette de Piblo. Le simple fait qu’il existe un ordre des énigmes, que l’auteur a validé, défend l’idée qu’il existe une progression et une cohérence structurée. S’il n’a pas défendu cette « linéarité »  directement (et en fait je n’en sais rien) je pense que c’était soit par modestie (partant non pas d’un sentiment d’humilité mais d’avantage d’un constat d’incompréhension du phénomène de blocage), soit parce qu’il avait une interprétation différente du mot « linéarité » (demandez à deux personnes différentes de faire une ligne, voyez si le résultat est le même systématiquement…), soit parce qu’il ne voulait pas révéler un aspect de la résolution. (Ou les 3 raisons en même temps.)
En plus, ayant reconnu qu’il avait construit de fausses pistes, une défense trop insistante dans le sens de l’affirmation d’une structure « linéaire » aurait simplement saboté son travail initial de brouillage. On peut comprendre qu’il avait des raisons d’être fier de son travail d’élaboration, double travail, et il avait donc des raisons de ne pas le saper.
Au vu de mon expérience de résultats, cependant, je peux et veux affirmer que cette chasse a une cohérence thématique, hautement élaborée et raffinée, qui nous permet de progresser à la fois logiquement et analogiquement: l’analogique nous ouvre des pistes, la logique ferme les mauvaises pistes. La meilleure figuration de cette structure est le parcours parfaitement balisé des lieux à parcourir durant la chasse. J’aurai l’occasion de revenir sur la réalité de ce parcours.
Ma proposition est au moins plus optimiste: et tout ce qui est lumineux est plus attrayant que l’obscurité.
W.F
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