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À propos de wiclayeforp

Incipit à la solution complète (et enfin juste) d’une chasse interminable.

Classement

22 décembre 2020

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Les énigmes les plus faciles:

B – 530 – 580 – 500 – 650

Les énigmes les plus compliquées:

560 – 520 – derniers reliquats

Les énigmes les plus sophistiquées:

560 – 780

Les énigmes les plus élégantes:

560 – 780 quand on connait la fin du jeu – la super-solution

L’énigme la plus aléatoire à résoudre:

la super-solution

Les énigmes qui verrouillent le jeu:

580 – 600

Les énigmes les moins bien interprétées:

500 – 420 – 560

L’énigme dont on pourrait se passer pour la super-solution:

B – 500 – 520

L’énigme la plus polémique: 

780

Les énigmes nécessitant le plus de recherches encyclopédiques:

470 – 600

L’énigme la plus humoristique:

650

“470” – le Premier Pas du Sage vers l’Eternité.

21 août 2020

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Composition de l’énigme:

  • Partie écrite:

12 lignes (titre compris),

100 mots .

Titre en 2 lignes de 6 et 7 mots

 41 lettres.

Les lignes 1, 2, 4 et 6 de la charade sont composées de 7 mots.

Le 3ème vers de la charade et la dernière ligne sont composés de 11 mots chacun.

Le 5ème vers de la charade est composé de 12 mots et 44 lettres.

Le vers “Mon Huitième” est composé de 7 mots et compte 27 lettres.

Le vers “Mon Neuvième” est composé de 9 mots.

Le vers “Mon Onzième “ est composé de 6 mots et 27 lettres.

Le vers “Mon tout” est séparé de la charade par un saut de ligne.

  • Partie visuelle:

Couleur rouge dominante – Epée – Rocher – Montagnes.

Le décryptage:

  • Le noeud de départ:

Une seconde charade et un titre qui nous met en garde.

  • La méthode du décryptage:

La charade joue avec le nom, les sonorités et la forme des lettres de l’alphabet:

 

“Mon Premier par la gaité se multiplie.” Il s’agit du rire, souvent exprimé par “ahah”, on retient la lettre “A.

“Mon Second t’offre de l’espace” Il s’agit de marquer une pause par “l’absence de lettre”.

“Mon Troisième de l’air, et mon Quatrième de l’eau.” Il s’agit de la lettre “R” et de la lettre “O”.

“Quand il est couché, mon Cinquième ronfle.” Le ronflement s’écrit “Zzz”. Renversé, il devient “N”.

“Mon Sixième vaut cent, et mon Septième n’est qu’un noeud.” Encore une fois le contexte latin nous aide: la lettre “C” exprime la centaine à Rome. Le septième se découvre en soustrayant la liaison entre “un” et “noeud”, il en résulte “oeu” soit la lettre “E”.

“Mon huitième a le goût du laurier,”. Les lauriers sont un attribut de la victoire, l’initiale autant que la forme en “u” des couvre-chefs tressés couronnant les vainqueurs nous suggèrent la lettre “V”.

“Tandis que mon Neuvième, par l’étonnement, se traîne.” L’étonnement peut s’écrire “Aaah”, “A”.

“Mon Dixième est toujours nu quand il a une liaison.” En français lorsqu’on prononce une voyelle après un mot s’achevant par une consonne muette, on réalise une liaison sonore. La lettre “U” se prononce “NU” quand on lit “Un u”.

“Mon Onzième, enfin, est l’inconnue.” En mathématiques, la lettre “X” exprime une donnée inconnue.

La solution du décryptage:

A RONCEVAUX” est le tout de la charade.

L’interprétation:

  • Les Nombres.

Le nombre en-tête de l’énigme rappelle la valeur du pas (47 est 74 à l’envers) trouvée précédemment. Roncevaux est un toponyme localisé à Orreaga en Espagne: cette ville se trouve à 33 degrès ouest de Bourges direction sud, si l’on retourne notre carte comme indiqué par le visuel de la 780.  Enfin la bataille de Roncevaux, s’est produite selon l’historiographie traditionnelle en 778, une valeur extrêmement proche de l’opération 74 x 10,5=777. Valeur confirmée si on procède inversement: 778/10,5=74.

Du côté du visuel, l’épée mesure 8,5 cm en longueur et 3,5 en largeur. Or 8,5 x 3,5 = 3074. Ce nombre lu en deux valeurs, 30 et 74, semble être une confirmation de la mesure trouvée précédemment: le pas et le pied latins de Rome. Le pas a une valeur équivalente à deux pieds et un demi-pied: si 2P +1/2P = 74 cm alors P = 29,6 cm arrondi à 30cm.

  • Aimant.

Le rocher du visuel inscrit l’énigme entre la précédente et la suivante.“Rocher” est le quasi anagramme du mot “Cocher”. Le fait qu’une épée soit plantée dans le rocher illustre visuellement l’expression “Pierre qui hume le fer”, nom littéral donné à l’aimant au Haut Moyen-Âge et qui se rapporte donc à la boussole précédente. Quand on parle de combat à l’épée on peut parler de “croiser le fer”, ou encore d’”aiguille”, rapport à l’énigme 780.

  • Fermeture d’un tryptique de 3 énigmes…

Sur une carte de France, la distance qui sépare Bourges de Roncevaux est de 53 cm soit 530 km. Ce nombre signale l’accomplissement d’un cycle de 3 énigmes depuis la 530, l’ouverture qui commençait à Bourges. Le ré-emploi d’une charade comme en 530 souligne l’idée que la 530, la 780 et la 470 forment un cycle de 3 énigmes. Ce fonctionnement par cycle de 3, permet de valider nos raisonnement  et nos résultats d’une énigme à l’autre, en vérifiant leur cohérence et leur bon enchainement.

Justement le texte de la charade est rédigé en 100 mots très précisément. En plaçant ces items dans une grille 10×10 et en extrayant le mot de la 4ème colonne, 7ème ligne, (Dans les visuels des énigmes précédentes nous avions trouvé 3 mots formant l’ensemble: LUX A 7-4 c’est-à-dire en latin, lumière à 7-4) on trouve “LAURIERS”: une indication prometteuse car liée à la divinité d’Apollon mais pouvant aussi se lire “L’Or y est”, et validant a posteriori la valeur de notre mesure trouvée en 780.

  • … et ouverture d’un nouveau cycle ternaire…

Selon la même logique de quadrillage du texte, et par symétrie horizontale on trouve les correspondances suivantes: COEUR/LIAISON, BON CHEMIN/L’OUVERTURE, LA LUMIERE/LA FLECHE… Par association d’idée, et tenant compte du titre, nous pouvons en déduire que “la lumière” (la solution) se trouvera au bout de “la flèche” (direction). Cependant le “bon chemin” à suivre à l’issue de cette énigme est de repartir en direction de “l’Ouverture” c’est-à-dire Bourges. “Le coeur” correspond à la notion de “liaison” or, une énigme postérieure, la 600, parle d’alliance et fait paraitre une liaison dans son titre (Al-mar). On comprend donc que la solution de l’énigme présente se trouve en 600, selon un nouveau cycle de 3 énigmes.

  • PAS-SAGE de l’Antiquité au Moyen-Âge.

Roncevaux et la composition du visuel, nous transportent dans un autre contexte historique que l’Antiquité gréco-romaine. Deux liens sémantiques sont évidents: l’aiguille de la boussole en 780 devient l’”aiguille” “aiguisée” de l’épée, et le cheval en 780 devient ici le thème du chevalier dont l’emblème est cette longue épée à double tranchant figurant sur le visuel.

  • Vérité du mythe, véracité historique.

La bataille de Roncevaux est en effet un épisode célèbre de l’historiographie française, mais qui relève davantage de la légende forgée grâce à sa production littéraire qu’à la réalité historique. La chanson de Roland a été composée au XII° siècle alors que la bataille a eu lieu au VIII° siècle, le 15 août 778. Les sources qui nous permettent de connaitre le fait historique sont très minces et principalement d’origine arabe. Avec la VITA CAROLI d’Eginhard, elles s’inscrivent en porte-à-faux avec le mythe. Sa production s’inscrit en effet dans le contexte des croisades du XI° et du XII° siècle, mais au VIII° siècle Charlemagne ne luttait pas contre des Sarrasins (musulmans) mais contre des Vascons (chrétiens) menés par le roi Marsile. Plus important encore: il n’existe aucune trace historique et avérée de l’existence du Chevalier Roland à la cour de l’Empereur. Ce personnage fictif est hérité de légendes d’une tradition pré-chrétienne répandue de part et d’autre des Pyrénées. Dans ces contes locaux, Roland est un géant qui marque le paysage lors de ses déplacements: on parle ainsi des “pas” de Roland, de la marque du sabot de son cheval, de telle crevasse due à son courroux…  Autant de possibilités relevant de la légende: la fausse piste principale est celle de Rocamadour.

Toutefois, on peut se fier au courage de Roland, car l’étymologie de ce nom rejoint celle du coeur. De plus l’environnement montagneux et évoquant des forets de pins du visuel semble considérablement inspiré du poème le Cor, d’Alfred de Vigny, publié en 1826 dans ses Poèmes Antiques et Modernes:

« A l’horizon lointain fuit l’étendard du More.

Turpin, n’as-tu rien vu dans le fond du torrent ?
J’y vois deux chevaliers : l’un mort, l’autre expirant
Tous deux sont écrasés sous une roche noire ;
Le plus fort, dans sa main, élève un Cor d’ivoire,
Son âme en s’exhalant nous appela deux fois.

Dieu ! que le son du Cor est triste au fond des bois ! »

 

A. de Vigny,

Poèmes Antiques et Modernes, 1826.

 

  • La légende Arthurienne.

Le mot légende signifie “ce qui doit être lu”. En passant d’un contexte Antique classique à un contexte médiéval à nos yeux fantaisistes, Max Valentin ne quitte pas pour autant le fil directeur qui consiste en un voyage littéraire.

L’épée de type médiévale plantée dans un rocher évoque quand à elle la légende arthurienne de la Table ronde. Or l’un des poètes fondateur du genre est Chrétien de Troyes, dont le nom est symbolisé par l’épée croisée du visuel et évoque les valeurs trouvées dans l’énigme précédente.

Chrétien de Troyes (1135 – 1190) est notamment l’auteur d’un Mors de l’Espaule, or le Morse est un animal qui apparait dans les énigmes postérieures. Il a aussi composé un Philoména qui raconte les amours tragiques de Térée, et le mot terre apparait dans la 11ème énigme. Il est l’auteur du chevalier à la charrette, représentée dans la 780. Enfin il est l’auteur d’un Conte du Graal.

  • La quête du Graal.

Dans le monde fantaisiste de la légende arthurienne, les chevaliers sont à la quête du Graal, calice mythique ayant recueilli le sang du Christ. Selon la légende, l’ange Lucifer ( le porteur de lumière) après avoir manifesté une puissance orgueilleuse, est chassé du Ciel. Durant la chute de Lucifer, l’archange Saint-Michel atteint de son épée la couronne de l’ange déchu, de laquelle tombe une Pierre précieuse verte. Cette émeraude est le calice qui sert à récolter le sang du Christ sur la croix: à ce moment ce réceptacle se transforme en Rubis et assurera la vie éternelle à son possesseur. Le SanGraal est un horizon chrétien, chevaleresque et herméneutique puissant de la tradition symbolique occidentale.

  • Jeux de mots et de sonorités.

La Flèche qui vise le Coeur indique un changement de direction, vers un lieu qui reste à identifier. Cette direction vise l’ouverture: Bourges car le Coeur de Roland se trouve à Aix-La-Chapelle, dont Charlemagne a fait la capitale de son empire et qui prolonge l’axe Orreaga-Bourges.

  • Ne pas s’attarder.

En début d’énigme nous partions de Bourges et nous devions trouver un point de chute; nous nous situons à Orreaga en Espagne ou à Roncevaux. Mais comme le dit l’énigme suivante, il ne faut pas s’attarder dans ce lieu: le titre nous met en garde contre un piège, et nous invite à prendre une autre direction en reconsidérant notre parcours.

Lieu de départ:

Bourges

Lieu d’arrivée:

Orreaga (Espagne) – 1er PASSAGE effectué entre Bourges et Orreaga.

Les correspondances:

La charade est composée de 11 entrées, le nombre d’énigmes publiées dans le livre. Chaque entrée est donc susceptible d’entretenir une relation avec une des énigmes de la chasse. Nous verrons toutefois que l’énigme 470 entretient un rapport particulier avec l’énigme 560, par la référence littéraire (Charlemagne), et aussi 650, par le visuel (L’épée de la 470 est représentée en effet selon le même axe et la même longueur que la pelle de la 650.) et le résultat.

Le fil directeur:

Le laurier est consacré à Apollon ainsi que la flèche du titre qui est un autre attribut encore non rencontré du dieu Apollon. Ses flèches représentent dans la symbolique solaire, les rayons de lumière qui  en frappant le sol font germer la vie sur terre. Dans sa fonction médicale, la flèche symbolise aussi le poison (référence au caducée) qui peut s’immiscer en chaque être vivant par le biais de maladies pernicieuses.

  • La symbolique de l’épée: âme, lumière, ascension.

L’épée renvoie aux symboles des énigmes précédentes: elle rappelle que les yeux sont le miroir de l’âme (lire lame), elle rappelle aussi le pont de lumière qu’était l’arc-en-ciel. Une lame est d’ailleurs un instrument employé en optique pour dériver un rayon lumineux: or cette énigme nous invite à dévier de notre route intuitive pour un emprunter une autre. 

La lame est aussi un terme employé en musicologie : dans un instrument elle est en effet la partie qui permet en vibrant d’émettre un son. La vibration lumineuse entretient alors une correspondance avec la vibration sonore.

L’un des passages du Chevalier à La charette de Chrétien de Troyes, met d’ailleurs Lancelot en épreuve face à la traversée d’un pont fort périlleux, car il s’agit justement d’une épée:

Leur droit chemin vont cheminant, tant que le jour va déclinant, et arrivent au pont de l’Epée, après la Neuvième heure, vers la soirée. Au pied du pont qui est fort dangereux, ils descendent de leurs chevaux et voient l’onde traitresse; rapide et bruyante, noire et épaisse, aussi laide et épouvantable que si ce fût le fleuve du diable, si périlleuse et si profonde qu’il n’est aucune chose au monde, si elle y tombait qui ne fût engloutie, tout comme la mer salée.(…)

C. De Troyes, Le Chevalier à La charette.

Cette passage empreint de fantaisie revêt une symbolique morale : Lancelot s’élance sans crainte et réussit l’exploit de la traversée. Cette traversée symbolise la quête de vérité vers le Graal, donné qu’à celui qui saura surmonter les épreuves, les rites d’initiation, les rituels de passage.  Ainsi le passage du pont de l’épée s’inscrit dans la continuité du cheminement vers la Lumière.

Il est intéressant aussi de noter qu’un des emplois du terme « lame », vieilli mais employé dans son Chevalier à la Charrette par Chrétien de Troyes sert à désigner une pierre tombale (vers 1176-1181). Or nous sommes bien à la recherche de la tombe de la chouette comme l’appellent les chouetteurs. Un terme qui n’est pas anodin, car il sera suggéré en 650 par l’action de pelleter mais surtout en 520 par une référence littéraire directe.

  • Clin d’oeil:

Dans la tradition biblique l’archange Saint-Michel a hérité des caractéristiques païennes des Dieux Apollon et Mercure: ailé, associé à la lumière divine et psychopompe, il mène les âmes des morts au Paradis, son attribut est l’épée avec laquelle il a vaincu le mal souvent représenté par un Serpent ou un dragon. Il est aussi le Saint qui guérit les aveugles. 

Le Pied du roi dit de “Charlemagne” vaut 0,325 cm,  une donnée pouvant s’arrondir à 33, une des deux valeurs de notre mesure musicale. Néanmoins il faut s’en méfier et ne pas pousser le raisonnement plus loin en ce sens, car cette valeur est auréolée de duplicité.

Reliquats:

De façon générale la distribution des paragraphes, des lignes, des mots et des lettres a fait l’objet d’un grand soin dans cette énigme, preuve en est la composition en 100 mots exactement. Dans la solution le “À” n’est pas nécessaire pour comprendre RONCEVAUX.

Mon quatrième puis mon troisième se lisent “Or”.

« 780″ – Mehu Sûre.

15 juillet 2020

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“780” la Troisième Énigme.

Composition de l’énigme:

  •     Partie écrite:

Titre de 2 mots et 10 lettres.

5 lignes.

 21 = 3×7 mots (titre compris).

 74 lettres (titre compris).

64 (8×8) lettres (titre non-compris).

Versification alternée de 4 ou 7 pieds .

Rimes  alternées BABA.

  •     Partie visuelle:

            Boussole – Aiguille blanche/Aiguille noire – Points cardinaux – Piéton – Carosse – Cocher – Lumière Blanche – points et traits dorés.

Le décryptage:

  •     Le noeud de départ:

L’énigme sous forme d’un court poème invite à effectuer un premier déplacement.

  •     La méthode du décryptage:

Les deux premiers vers de l’énigme nous mettent en garde contre d’éventuels pièges dans la chasse et nous indique ce qu’il faut trouver ici. Car une “rosse” désigne un mauvais cheval, qui est l’opposé du bon étalon. Cette métaphore, joue avec le double sens du mot étalon, qui peut fait référence aux unités de mesure: celle trouvée ici servira à calculer les distances au cours du jeu et à comprendre l’unité rythmique du jeu.

Les deux derniers vers du poème nous indiquent comment déterminer cette mesure. Ils invitent à prendre en considération la Boussole, élément du visuel, et le Pied. Puisque l’énigme se présente sous la forme d’un poème, on pense au pied de la versification.

Le poème alterne des vers de 4 et 7 pieds. Un choix doit être fait entre la valeur 47 et la valeur 74. On peut s’aider du diamètre de la boussole pour compléter notre mesure: il est de 10,5 en hauteur. Or 74 x 10,5 nous donne un résultat remarquable: 777. Au vu de l’occurence du chiffre 7 précédemment rencontré, on retient 74.

Reste à déterminer l’unité de la mesure. Elle est indiquée par le titre et le contexte précédemment trouvé: dans l’Antiquité romaine, un “pas” équivalait à 74 de nos cms actuels. Cette unité est confirmée par plusieurs éléments.

D’abord la composition de l’énigme: elle comporte 21 mots (3×7  comprendre 777) et 74 lettres. Ensuite par la composition du visuel: sur la droite du visuel, à l’envers, on peut lire un 7 et un 4 dans les traits argentés: associés aux mots précédemment trouvés dans les herbes de la 530, on obtient l’indication « LUX A 74″ ou “Lumière à 74”. 

Nous avons un point de départ, Bourges, et une distance à parcourir, 74 cm. On comprend qu’il s’agit d’une distance fictive et réduite sur la carte. Il nous manque la direction. Or la boussole nous indique une direction générale par l’inversion de son sens habituel: elle nous invite à aller au sud, direction cardinale déjà rencontrée dans un latinisme en 530 et mise en relief par la 7ème entrée de la charade. En calculant le périmètre de la boussole (10,5 x Pi) on obtient une valeur de 32,97 arrondie à 33 degrés sud. Cette énigme invite donc à nous rendre à 33 degrés sud depuis notre point de départ: Bourges.

  •     La solution du décryptage:

Cette énigme invite donc à nous rendre 33 degrés sud depuis notre point de départ, Bourges. Elle nous outille aussi du pas romain de 74 cm comme mesure du jeu. 74 et 33 sont deux nombres désormais liés.

L’interprétation:

  • Un premier PAS-SAGE:

Cette énigme établit un pont entre le point de départ défini dans la 530, et un point d’arrivée à définir dans la 470. Il faut donc être “sage” comme l’indique l’énigme 530 et patienter jusqu’en 470. Ce moment de suspension, eu égard aux 3 points du titre, n’est pas synonyme de pauvreté informative. Au contraire elle regorge d’éléments indispensables à la bonne compréhension et résolution du jeu.

  • Le coq: une double protection divine.

Dans cette énigme nous continuons d’être placé sous les bons augures du coq de l’énigme précédente. Le coq est un animal qui peut côcher c’est-à-dire « couvrir la femelle ». Ce terme vient du latin “CALCARE” qui signifie « fouler, piétiner, presser ». L’étymologie de “cocher” viendrait donc du mot “coq”, établissant un lien sémantique avec l’énigme précédente. Nous retrouvons aussi le lien symbolique du couple de divinités précédemment identifiées: Apollon et Mercure.

On comprend plus rapidement la nature dune chose, une fois connue l’origine de son nom.

Isidore de Séville.

  • Lieu de départ:

      Bourges.

  • Lieu d’arrivée:

À définir dans l’énigme suivante.

Les correspondances:

Parce que cette énigme énonce le principe d’un premier pas on peut légitimement penser qu’il faudra en effectuer plusieurs jusqu’au dernier, l’ultime pas de la 520. De plus 780 est une des limites du spectre des couleurs visible par l’homme, et “-S-P-E-C-T–R-E-”  est l’anagramme de “-R-E-S-P-E-C-T-” 3ème mot de la 7ème ligne de la 520. Ces 7 lettres inaugurent le jeu et le concluent.

Le fil directeur:

Nous sommes encore dans les débuts de la chasse. Ce qui fait lien entre les premières énigmes se précise, et deviendra aussi les thèmes récurrents et fils conducteurs des autres énigmes. Il n’est donc pas aisé de distinguer ce qui se rapporte uniquement au cycle des premières énigmes (l’interprétation) du reste de la chasse (le fil directeur). La 780 est peut-être en ce sens, l’énigme la plus directrice du jeu par le condensé d’informations pérennes qu’on y trouve: la mesure, le thème et la symbolique de la chasse.

  • Mercure, préside au jeu et au voyage.

Le visuel de l’énigme 780 nous présente en effet un piéton ainsi qu’un char baigné de lumière et conduit par un cocher aux vêtements exotiques. Ils inspirent le thème du voyage, domaine du dieu Mercure. Ce dernier, Hermès en grec, était le dieu du voyage, des marchands (mais aussi des filous et des voleurs, donc méfiance…).

  • La lumière d’Apollon.

On comprend que la deuxième “protection”, celle d’Apollon, en sa qualité de dieu de la lumière et du domaine solaire. Le visuel de l’énigme fait référence au dieu à travers le char et l’insistance au sud: il se juche en effet sur son char attelé de chevaux au petit matin, puis il s’élance dans le ciel afin d’effectuer une course de lumière et de splendeur. Sa route est ouverte par la divine Aurore, quand chante le coq, et s’il est en retard c’est qu’il s’est attardé dans la couche de Thétis, la fille de Nérée. Le soir, il descend vers l’onde afin de se reposer ainsi que sa monture. Apollon est représenté couronné de rayons, beau, jeune, puissant, et parfois par un oeil ouvert sur le monde. Vénus (étoile du berger), Lucifer (Porteur de lumière) ou Vesper (même divinité mais temporalités différentes) agissent avec lui: Lucifer attèle sa monture, Vénus annonce sa venue et son départ. C’est Apollon qui, aidé de Neptune, érigea les murs de la ville de Troie pour satisfaire la commande du roi Laomédon.

  • Pas latin.

L’énigme établit aussi un lien entre deux nombres: 74 et 33. On peut associer ces deux “aides” aux personnages du visuel: le Piéton représente le nombre 74 (car issu du « pied » de la versification) tandis que le carosse figure le nombre 33 en vertu de l’expression “cheval de traie”. L’expression évoque par une homophonie le cheval de Troie de la mythologie grecque: ce cheval était construit en bois. Or le piéton du visuel semble doté d’une jambe en bois. Nous sommes invité à marcher sur deux jambes: une de bois, donc de “3” mais l’autre concerne le chiffre « 4″ qui est le “pied” du vers. Ainsi en marchant sur ces deux jambes nous réalisons l’addition de 3 et de 4 donnant 7: le mot “Pied-Ton” est composé de 7 lettres, divisible en deux mots de 3 et 4 lettres. Le chiasme est ainsi respecté et la signification des deux composantes sera parcourue au fil des énigmes. Ce raisonnement ne tient que si nous nous appuyons bien sur les composantes de l’énigme et pas uniquement sur une. 

  • Un double-sens à double-tranchant (une épée nous attend en 470).

Le poème joue en effet sur un sens double des mots comme les personnages du visuel qui vont dans des sens opposés selon une double direction. Ce duo prolonge la dualité du caducée évoqué précédemment, mais il est également synonyme de duplicité: il faudra s’aider des deux valeurs sans se tromper dans leur usage et leur signification. Agir avec précipitation transformera le cheval de traie aidant en cheval de Troie, emblème de l’astuce mais aussi symbole d’un piège à venir. Il faudra donc se défendre de la vitesse dans ce jeu de patience et de réflexion: d’ailleurs en argot, l’expression “avoir la rosse” signifie “avoir la flemme”, ce qu’il ne faut pas faire.

  • La mesure, outil de nature musicale.

Nous sommes donc désormais dotés de la mesure du jeu: le sens est double. On parle de mesure de distance mais aussi de mesure musicale. Cette mesure est donc composite et pourrait s’illustrer, comme en solfège par une fraction: 74/33 = 2,242424… . L’une fournit le rythme de la chasse, l’autre la valeur des longueurs: il faut battre le temps à 74 pas, mais l’unité thématique du jeu est conférée par un rythme ternaire. Rhithymma était d’ailleurs une ville de crête (on pensé à la plume-crête de la 530). Rythme peut d’ailleurs simplement signifier “nombre” en latin. Ce terme est lui-même emprunté au grec signifiant “mouvement réglé et mesuré”. Il désigne l’harmonie d’une période chez Aristote ou encore l’ordonnance symétrique. Ainsi la mesure du jeu nous donne le battement, la dynamique, la cadence (symbolisée par la marche des chevaux), mais aussi le rythme de la chasse, qui consiste en aller-retours à travers le temps (les périodes) et l’espace (la correspondance des éléments malgré leurs intervalles) en même temps qu’une unité qui servira à parcourir les distances au cours du jeu.

Cette idée d’une mesure utile pour les distances, mais de nature solfègique est validée par le nombre-titre qui est la valeur extrême du spectre lumineux visible (780), mais aussi la valeur employée dans un orchestre pour définir le La du diapason: 870

Clin d’oeil:

Il existe une constellation du Cocher (Auriga en latin a donné Aurige en français). Or les points jaunes sur le visuel font penser à une trainée d’étoiles. Une correspondance céleste et une référence astrale qui ne sont pas surprenantes dans notre jeu. La boussole a pour origine la rose des vents de la civilisation arabe or le visuel n’est pas sans rappeler les caravaniers nomades du Sahara. L’astrologie (ou astronomie) était prisée par la civilisation musulmane qui a joué dans ce domaine le rôle de passeur de savoirs entre l’Orient et l’Occident au Moyen-âge. Une interaction culturelle peut-être symbolisée par le croisement des deux personnages du visuel.

D’ailleurs dans le contexte antique et médiéval, l’inversion des points cardinaux tels qu’ils figurent sur le visuel n’est pas une aberration. Les civilisations antiques ont toujours pris l’orient comme point de repère originel du monde: il correspond au lever du soleil et représente la source de toute chose. Le Zénith, céleste, chaud et lumineux s’oppose alors au domaine septentrional, tellurique, froid et sombre qu’on appelle aujourd’hui le Nord. Chez les Musulmans comme chez les Chrétiens cette source de lumière prend une dimension spirituelle associée aux lieux saints. La lecture des cartes place donc l’aiguille la plus importante, celle du sud, en haut. Les aiguilles du visuel reprennent la symbolique des points cardinaux: la Mer Noire a été appelée ainsi par les Arabes car elle se trouve au Nord, tandis que les Turcs appelaient la mer Méditerranée, Mer Blanche.

Reliquats:

Encore une fois et comme dans l’énigme précédente, le titre “Premier pas” suggère à contrario l’existence d’un “Dernier pas” ou “ultime pas”: le cercle de la boussole du visuel fait d’ailleurs penser à la roue du “supplice” évoquée par l’énigme 520. Dans le même ordre d’idée, le nombre 780 s’inscrit dans la continuité des thèmes abordés par les énigmes précédentes. 780 correspond en effet à la longueur d’onde qui borne le spectre lumineux, et au-delà de cette valeur, on passe dans la lumière infra-rouge qui est invisible à l’oeil nu. Cette énigme rappelle que nous effectuons un parcours en marchant sur un fil étroit qui oscille entre le visible et le caché. Le titre appuie ainsi, l’idée qu’il existerait une énième énigme invisible au-delà des 11 énigmes publiées.

« 530″ – ouverture de la chasse

6 juillet 2020

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“530” la Deuxième Énigme.

Composition de l’énigme:

  • Partie écrite:

8 lignes (titre non-compris).

72 mots (titre non-compris) selon la distribution:1 – 10 – 8 – 9 – 10 – 9 – 6 – 9  – 11

335 lettres (titre non-compris)

344 lettres (titre-compris).

  • Partie visuelle:

            Un Coq – le territoire français – herbes – des monts.

Le décryptage:

  • Le noeud de départ:

Cette énigme est une charade.

  • La méthode du décryptage:

La méthode pour résoudre la charade est indiquée par l’apparent pléonasme qui la complète (“la vérité en vérité.”) ainsi que par la Plume du visuel. Référence à l’acte d’écrire, cet attribut invite en effet à jouer avec les Mots et les Lettres (rappel de l’initiale précédente): il ne s’agit pas de deviner les réponses, mais il suffit de voir qu’elles sont écrites sous nos yeux, dans les mots eux-mêmes de la charade car la réponse de chaque entrée est une Lettre de l’alphabet.

Le premier âge étant celui du BÉBÉ, le premier quart (moitié de moitié) de ce mot est “B”.

OÙ” étant l’adverbe interrogatif de lieu, “O” et “U” sont respectivement les solutions du Second et du Troisième.

La lettre “R” renvoit à l’”air” que l’on inspire et donne la solution à mon quatrième.

Mon cinquième , “G”, se trouve dans le mot “RAGE”, il suit mon Quatrième (“R”) et l’alpha romain qui est “A”.

Mon Sixième a pour solution “E” qui est la lettre qui ouvre et ferme le mot “ETERNITE”.

Mon Septième a pour solution la lettre “S” qui par analogie visuelle, ressemble à un serpent dressé prêt à attaquer.

La dernière entrée de la charade qui donne mon tout suggère d’être Sage… et rappelle l’adage “être sage comme une image”. Or l’oeil du coq chevauche parfaitement la localisation de la ville de Bourges sur un fond  de carte qui représente la France.

La solution du décryptage:

BOURGES” est la ville indiquée par l’oeil du coq sur le visuel.

L’interprétation:

  • Un lieu pour démarrer le jeu:

Loeil du coq sur le visuel est un indice déterminant. Il apparait comme un point Luminescent au centre du tableau. C’est donc bien à travers l’action de voir que l’on trouve la Lumière. L’énigme s’inscrit ainsi parfaitement dans la continuité et la validation de l’énigme précédente. Le titre de l’énigme précédente joue donc un rôle à rebours de sa fonction habituelle: il agit moins comme intitulé de l’énigme précédente que comme conseil pour l’énigme présente. Un effet qui se retrouvera par la suite: le titre indique (généralement) davantage la démarche à suivre, mais une fois que le résultat de l’énigme qu’il intitule a été trouvé. D’ailleurs, ici même, le titre initie de nouveau une démarche à faire aboutir dans l’énigme suivante: puisqu’il n’est qu’une invitation à démarrer le jeu à Bourges, point de départ d’un parcours francilien. Cette invitation à débuter un voyage est placée sous la double symbolique du coq, attribut du dieu du commencement, Apollon, et attribut du dieu du voyage, Mercure.

Lieu de départ:

Bourges.

Lieu d’arrivée:

Aucun.

  • Un premier contexte historique.

Cette énigme nous procure non seulement le premier cadre topographique de la chasse mais aussi le premier cadre temporel par lequel commencer. L’association de la représentation du Coq et de la France vise en effet à rappeler leur étymologie commune. La France a été initialement appelée “GALLIA” par les Romains, terme propre latin dérivant directement du mot commun “GALLUS” qui signifie “le coq…” mais aussi “le gaulois”! Ce qualificatif ambivalent sert à souligner l’aspect téméraire des habitants de la Gaulle, perçus comme une menace par Rome, tout en les maintenant au statut de peuple barbare.

Autre latinisme présent, qu’il soit volontaire ou du à la “patte de l’artiste”, on distingue à l’endroit des herbes du visuel le terme “LUX” qui signifie “Lumière” en latin et la lettre “A” qui rappelle l’Alpha Romain de la charade.

Enfin ce latinisme va servir notre parcours. Car il se retrouve dans les initiales des mots S(age), V(érité), D(evin) formant le mot “SVD” et se lisant “SUD” car dans l’alphabet latin, les lettres “V” et “U” sont équivalentes, comme le sont les lettres “I” et “J”. Or cette direction cardinale, sud, est une indication pour l’énigme suivante.

Les correspondances:

Il faut associer le terme “Ouverture”, titre de l’énigme, à la ville de “Bourges”: leurs initiales vont aussi de paire. Ces termes sont des occurrences qui serviront dans les énigmes suivantes: 470, 580, 560, 520.

Force est de constater que l’énigme “Ouverture” laisse supposer l’existence d’une énigme “Fermeture”, pourtant aucune autre énigme ne mentionne ce terme. Ce mouvement inauguré mais inachevé à la fin du livre est un indice supplémentaire de l’existence d’une douzième énigme.

De plus le terme “-O-U-V-E-R-T-U-R-E-” fait entendre le mot “-V-E-R-T-” (reste –O-U-U-R-E-/-O-U-V-R-E-), couleur de la chouette en-tête de l’énigme et allant avec la longueur d’onde 530. Cela peut signifier que la “Fermeture” correspond à  la couleur opposée: le -R-O-U-G-E- qui est la couleur de la chouette en-tête de la 650 et dont les lettres se retrouvent dans -B-O-U-R-G-E-S-, (reste -B-S-). Le positionnement des deux énigmes est correspondant selon l’ordre de résolution des énigmes: la 530 est la deuxième énigme (après-première) la 650 est la pénultième (avant-dernière).

On peut aussi considérer que cette ouverture irait de paire avec l’avant-dernière énigme, compte-tenu qu’il existe une douzième énigme, et par conséquent il s’agit de l’énigme 520.

Le fil directeur:

  • Le coq: attribut divin.

Le coq est un oiseau qui annonce la venue du jour en chantant dès l’aube, lorsque les premières lueurs du soleil apparaissent: il évoque indubitablement la lumière et l’idée de commencement, à ce titre il est, dans l’antiquité, un attribut animalier des divinités solaires comme Apollon et ses affiliés. Mais le coq est aussi un des instruments de l’art divinatoire auquel préside aussi ApollonAu même titre, le coq, parce qu’on en brûlait lors de son culte, peut aussi être une référence au dieu Mercure

  • Ouverture et Cache.

Le terme “Ouverture” se traduit en latin part le terme “APERTURA” qui signifie “Le trou”, ce qui renvoie à la cache. C’est aussi un adjectif employé pour désigner quelque chose de manifeste, de clair, bref d’évident et de simple.

Clin d’oeil:

Pas affaire de devin” est un dicton populaire insistant sur l’idée de simplicité, signifiant que les choses sont faciles à comprendre. D’ailleurs dans une de ses indications supplémentaires survenues après la publication de l’ouvrage, Max Valentin a conseillé aux chouetteurs de rester “simple”. Or Bourges a été durant un temps de l’histoire de France, le lieu principal de résidence du roi, la ville devenant de fait la capitale du Royaume. Durant la Guerre de Cent Ans (1337 – 1453) en effet, les conquêtes effectuées par le roi d’Angleterre sur le continent réduisent considérablement les possessions du roi Charles VII surnommé à cette occasion “le Roitelet de Bourges”. C’est d’ailleurs dans cette ville qu’il instaure le Gallicanisme par la signature de la Pragmatique Sanction de Bourges le 7 juillet 1438. Il renforce ainsi la primauté de l’Église de France sur les décisions du pape et renforce sa légitimité sur un royaume en déshérance. Le succès de la reconquête du territoire par la dynastie capétienne sur les Anglais est étroitement liée à l’épopée de Jeanne d’Arc. L’énigme “530” est d’ailleurs une “charade à 7” entrées, entretenant une quasi homophonie avec “Charles VII”.

 

« B » ou L’énigme Initiale.

19 juin 2020

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“B” l’Énigme Initiale.

Composition de l’énigme:

Partie écrite:

7 lignes (titre compris)

44 lettres (titre: 20 + 24)

69 caractères (titre compris)

Le titre : 2 vers de 6 et 7 mots.

Le deuxième vers accepte 8 ou 9 pieds de versification (lui/lu-i).

Partie visuelle:

 Arc-en-ciel – Statue d’albâtre portant un livre – du noir – du bleu

Le décryptage:

Le noeud de départ:

Cette énigme nous propose une suite incomplète de correspondances entre les chiffres et les nombres qui intitulent les autres énigmes.

La méthode du décryptage:

L’Arc-en-ciel du visuel qui fond en “arc de blancheur”, ainsi que le titre, nous suggèrent le thème de la Lumière, Cette dernière se décompose en longueurs d’Onde correspondantes aux couleurs. En effet, la lumière qui se propage selon une longueur d’onde basse nous parait rouge, celle se propageant à une vitesse rapide nous apparait bleue. Les champs lumineux en dehors de notre Perception sont ainsi qualifiés d’infra-rouge ou d’ultra-violet. La lumière blanche est la somme de ces ondes cumulées. Elle peut-être divisée par un Prisme: comme lorsque la pluie diffracte les Rayons du Soleil en formant un Arc-en-ciel.

I. Newton est le premier à mettre en évidence cette composition de la lumière au XVIII° siècle (1704). Conscient que son oeuvre initie une révolution scientifique qui va à l’encontre du savoir Antique (le canon harmonieux de l’Antiquité est 5 couleurs) il classifie ses résultats en 7 couleurs primitives (créant l’indigo) pour que sa théorie soit mieux acceptée, Ses énoncés scientifiques entrent ainsi en harmonie avec le nombre des Planètes connues à l’époque.

             Newton synthétise son expérience sous la forme d’un cercle chromatique qui sert ici d’échelle de résolution. Les numéros des énigmes sont en effet des fréquences de lumière, et elles correspondent à la couleur des têtes de chouette qui apparaissent en-tête des énigmes (ex: 650/rouge, 580/jaune…). Sur le visuel, la statue d’Albâtre qui tient un livre est alors une allégorie de l’expression LA SOLUTION SE LIT DANS LA LUMIERE.

En lissant la distribution obtenue sur un disque on obtient “des couples” de nombres tels 530-780 puis 470-580… ce qui permet de compléter la suite.

La solution du décryptage:

L’ordre de publication des énigmes est le suivant:

n°1

n°2

n°3

n°4

n°5

n°6

n°7

n°8

n°9

n°10

n°11

420

470

500

520

530

560

580

600

650

780

B

Mais l’ordre de résolution des énigmes devient le suivant:

n°1

n°2

n°3

n°4

n°5

n°6

n°7

n°8

n°9

n°10

n°11

B

530

780

470

580

600

500

420

560

650

520

L’interprétation:

Il faut résoudre les énigmes dans l’ordre donné par cette énigme initiale. Ici aucun lieu n’est encore donné, si ce n’est que la majuscule du sur-titre “B” fait lien avec le résultat de l’énigme suivante qui sera “BOURGES” tandis que le titre invite à ouvrir l’oeil. Or la partie colorée de l’oeil, l’iris, est percée d’une ouverture noire en son centre appelée “pupille”.

Les correspondances:

La lettre capitale en sur-titre de cette énigme fait que le terme “initiale” s’applique à l’énigme comme au titre. Cette énigme entre en résonnance avec la 580, dans laquelle les initiales des villes sont des lettres capitales et chiffrées. Dans la 580 d’ailleurs, B vaut 1, clin d’oeil au positionnement de cette énigme dans la résolution du jeu.

Plus généralement beaucoup d’éléments du jeu sont subrepticement évoqués ici: la Lumière renvoit aux solutions et au thème solaire, la longueur d’onde évoque la musique, la perception anticipe l’oeil du coq, l’arc-en-ciel va de paire avec les flèches du jeu et la “lumière céleste” ou encore qui “vient du ciel”, un prisme désigne une petite pyramide dont les faces sont triangulaires, le rapport entre les couleurs et les planètes rappelle le domaine astronomique, le chiffre 7 est déterminant, les initiales d’Isaac Newton sont des lettres particulières du jeu, la référence à l’antiquité greco-romaine…

Le fil directeur:

I.Newton a établit un rapport entre science et symbolique qui a forgé notre image conventionnelle de l’Arc-en-Ciel, ce pont de lumière jeté entre le ciel et la terre, lien aussi étroit et dangereux que la lame d’une épée, qui est comparé à un escalier aux sept degrès dans la culture bouddhiste et qui symbolise les épreuves de l’initiation libératrice. Dans l’antiquité grecque, l’arc-en-ciel est associé à la divinité Iris, messagère des dieux et plus particulièrement de Junon, ailée d’or et vêtue de sandales, pendant féminin du dieu Mercure messager de Jupiter, dont l’attribut est aussi le caducée. Selon les sources, l’Arc-en-ciel est la trace de ses pieds rapides lorsqu’elle descend du ciel pour porter un message. Poétiquement il est aussi appelé “écharpe d’iris”. Du nom de la déesse on tire le terme qui désigne la partie colorée de l’oeil, décrite ci-dessus.

Clin d’oeil:

            “B” est l’initiale du mot “Blanc”. Cette couleur fait clin d’oeil à la Chouette Effraie qui porte pour nom scientifique TYTO ALBA, ALBA signifiant “blanc” en latin. Cette blancheur et la discrétion de la chouette lors de ses déplacements en vol, lui ont conféré une mauvaise réputation en Occident. Associée à un être maléfique, celle qu’on surnomme la Dame Blanche est à l’origine de nombreuses légendes de fantôme.

“B” est aussi la figure analogique du chiffre “8” et donc le symbole de l’infini (fermé), concrétisé en géométrie par l’anneau de Möbius et représentation symbolique du caducée de Mercure dans l’antiquité.

Le visuel de l’énigme évoque le mythe de Narcisse tiré des Métamorphoses d’Ovide, le poète romain. Une statue de marbre semble se contempler dans une insondable source aqueuse (eau-vide), rappelle Narcisse pétrifié par son propre reflet dans l’eau agissant comme miroir: Près de là une fontaine limpide roulait ses flots argentés : jamais les bergers ni les chèvres, venant de paître sur les montagnes, ni toute autre espèce de troupeaux ne s’y étaient désaltérés : jamais oiseau, ni bête sauvage, ni feuille tombée des arbres n’avait troublé sa pureté. Bordée d’un gazon que l’humidité du lieu entretenait toujours vert, l’ombre des arbres défendait la fraîcheur de ses ondes contre les feux du soleil. C’est là que Narcisse vient reposer ses membres épuisés par les fatigues de la chasse et par la chaleur : charme de la beauté du site et de la limpidité des eaux, il veut éteindre sa soif ; mais il sent naître dans son coeur une soif plus dévorante encore. Tandis qu’il boit, épris de son image qu’il aperçoit dans l’onde, il prête un corps à l’ombre vaine qui le captive : en extase devant lui-même, il demeure, le visage immobile comme une statue de marbre de Paros. Etendu sur la rive, il contemple ses yeux aussi brillants que deux astres, sa chevelure, digne de Bacchus et d’Apollon, ses joues, ombragées d’un léger duvet, son cou d’ivoire, sa bouche gracieuse et son teint, où la blancheur de la neige se marie au plus vif incarnat : il admire les charmes qui le font admirer. Insensé ! “

Reliquats:

            Si Max Valentin a laissé entendre que cette énigme initiale ne contient aucun reliquat, elle peut tout de même donner l’intuition qu’il ne faut pas se contenter des 11 énigmes publiées. En effet la lettre “B” est l’association visuelle des chiffres “1” et “3”. Ainsi le livre est composé de 11 énigmes dont la dernière suggère le nombre 13: il manque le nombre… 12! Volonté de l’auteur ou coïncidence, ce premier titre peut indiquer qu’une énigme supplémentaire est cachée: l’énigme transversale à toutes les autres, dénommée “Super-solution” par les Chouetteurs, et qui renseigne la localisation précise de la cache.

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