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À propos de wiclayeforp

Incipit à la solution complète (et enfin juste) d’une chasse interminable.

Le 23 avril 1993: le début du mythe.

13 mars 2021

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Le récit de l’enfouissement de la Chouette de Max Valentin m’a toujours intrigué. Il m’a toujours paru incohérent d’un certain point de vue que j’explique ci-bas. Dans cet article je propose de l’éclairer sous un jour nouveau pour le rendre cohérent dans le cadre du jeu.

Voici l’élément qui m’a toujours fait penser que le récit de l’enfouissement est bizarre: Max Valentin raconte avoir croisé le propriétaire d’un chien lancé à sa recherche, et dont le nom de l’animal serait « Dracula. »

Cette anecdote d’une incroyable précision me semble complètement contradictoire avec le soin par lequel Max Valentin a verrouillé sa chasse. Il donne une information cruciale qui aurait pu déboucher sur la redécouverte par des joueurs de ce propriétaire de chien: ce dernier aurait aussi pu se reconnaitre, ou un proche aurait pu le reconnaitre, et ce dernier aurait même pu un jour entendre parler de la chouette et être un chasseur. On retrouve le propriétaire: il informe où il habite. Sachant que Max dit être parti de Paris, on relie les deux points sur la carte de France et on obtient une idée approximative de la direction qu’il visait pour enfouir son trésor. Cela n’aurait pas pointé la cache: mais cela aurait largement réduit le champs des possibles.

Quand on prend soin de choisir – dit-il – une nuit sans lune pour ne pas être vu de quiconque, je trouve cela très paradoxal de venir ensuite raconter ce qui aurait pu être une faille dans toutes ses précautions de discrétion. Je pense simplement à force d’y réfléchir que ce récit est faux, ou du moins cette anecdote.

Alors pourquoi raconter cela? 

Il me semble que dans ce récit, Max Valentin a pour volonté de mystifier les choses. Il a connaissance du récit réel et il le transforme un peu pour plaire à son imaginaire et à celui du chouetteur: cela participe du jeu.

Après avoir résolu un certain nombre d’énigmes, il m’apparait maintenant évident que ces détails ne sont pas au service du récit de l’enfouissement mais bien au service du jeu.

Premier élément significatif: la nuit de l’enfouissement.

Le 23 avril est la fête de Saint-Georges, le chevalier qui terrassa la dragon. Il est impossible de ne pas voir un choix de jour orienté par cette référence: le serpent est un item majeur de la chouette.

Deuxième élément significatif: Dracula.

Dracula évoque au moins deux choses: les dents et le sang. Des dents, nous en avons avec le Morse de l’énigme 500 (défenses), et le sang nous le rencontrons aussi par sa symbolique mystique: le Sang Rouge du Saint-Graal.

Les dents rejoignent la symbolique du dragon, le Sang rejoint la thématique chevaleresque: voici les ingrédients du mythe antique de la Toison d’Or qui inspira par la suite les seigneurs féodaux… et l’auteur du jeu de la Chouette d’Or!

Il ne faut donc pas prendre ce récit au pied de la lettre mais le restituer dans son objectif:

1) Rendre tangible l’enfouissement du trésor par un récit vraisemblable,

2)  tout en travestissant la réalité au service d’un récit à clés (énigme).

Le tout est… énigmatique!

W.F.

Tabou – Private Joke

21 décembre 2020

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La private Joke de Max Valentin qui fait référence à la cache sur le terrain est la cinquième entrée de la charade en 470

« Quand il est couché, mon cinquième ronfle ».

Tabou – Fils d’Ithaque

2 octobre 2020

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« Le lent cyclope dit des héros qu’ils seraient maudits par son père, sur les eaux des Sept Mers et sur toutes les terres. »

Tabou – Owl

2 octobre 2020

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« Si « I » est la béquille sur laquelle il faut s’appuyer alors au « milieu reste Clé E »

Tabou – Belle Ment

2 octobre 2020

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« Lever les yeux au ciel ne t’emmènera pas au paradis mais compter les moutons t’empêchera de fermer l’oeil »

Tabou – Pensées

2 octobre 2020

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« Les balistes ne décochent aucune pierre, mais les pierres font de jolies balises pour voyager. »

Tabou – la Fermeture en 520.

25 juin 2020

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Le nom « subtilisé » de la 520.

La chasse au trésor à proprement parler commence par une énigme intitulée « OUVERTURE« .

Elle donne le lieu de départ. 

Il est donc de bon sens que le jeu se termine par une énigme qui procure le dernier lieu à atteindre, en fin de parcours.

Cette énigme 520 devrait s’appeler la « FERMETURE« :

c’est pourquoi en 520 Max Valentin nous invite à « refermer sa blessure »,

et

qu’à ce stade, les choses se comprennent en « un clin d’oeil » (Madit).

530 – OUVERTURE – lieu de départ.

520 – FERMETURE – lieu d’arrivée.

W.P.

Tabou – Méthode et structure de la chasse.

17 juin 2020

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Méthodes et structures

  • Ø L’ordre des énigmes.

L’ordre de publication des énigmes dans le livre n’est pas l’ordre de résolution des énigmes. L’ordre dans lequel il faut placer les énigmes pour résoudre le jeu est donné par une énigme intitulée différemment des autres: d’une lettre tandis que les autres le sont d’un nombre. De plus cette énigme ne comporte pas d’en-tête dessinée, en forme de tête de chouette, comme les autres. Sa résolution fait référence au titre des autres énigmes permettant de les ordonner.

  • Ø La mesure du jeu.

Il arrive que les énigmes invitent à parcourir des distances. Or le jeu recèle une mesure cachée ainsi que son unité permettant d’interpréter la bonne distance à parcourir. Cette bonne mesure n’admet qu’une valeur durant tout le jeu mais il arrive qu’il faille l’appliquer et la décliner à et dans des contextes différents.

Dans la chouette d’or, une des difficultés réside dans le fait que ces déclinaisons et ces usages de la bonne mesure entrent en complémentarité et parfois en concurrence avec d’autres valeurs mathématiques ou d’autres unités de mesure: il existe notamment une valeur trompeuse qui mène souvent à des impasses, si elle est mal employée. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est complètement inutile.

  • Ø Les degrés de solution:

Dans la chasse, chaque énigme n’admet qu’une seule et unique solution, mais les solutions peuvent admettre plusieurs niveaux de lecture ou d’usages, et ce sont ces niveaux qu’il faut identifier puis circonscrire, pour résoudre le jeu.

 Le décryptage de chaque énigme est le premier niveau de lecture. Il s’applique à chaque énigme considérée comme système unique et isolé. Ce stade permet de rendre en français intelligible, le texte de chaque énigme. Le résultat de ce décryptage est une première interprétation de l’énigme qui procure au chasseur un lieu (Par exemple dans l’énigme 530: le lieu de départ de la chasse est la ville de BOURGES) ou un outil (Par exemple dans l’énigme 780: la mesure du jeu). Il existe donc 11 décryptages primaires à effectuer.

L’interprétation du précédent résultat est la deuxième étape de compréhension d’une énigme. En effet décrypter l’énigme et parvenir à un résultat intelligible ne suffit pas à en comprendre le sens dans le cadre de la chasse (par exemple en 600: décrypter les numéros du texte ne suffit pas à comprendre quoi faire de la phrase: « La Clé se Cache sur Un Navire noir Perché »). Cette étape est nécessaire pour inscrire chaque énigme dans la continuité de la précédente et pour s’acheminer correctement vers la résolution de la suivante. Il s’agit du lien entre les énigmes, ou encore de ce que les Chouetteurs ont appelé certainement à tort, les clés de passage. Ces liens existent quasiment toujours entre 3 énigmes successives, et, en conférant de la cohérence au fil des énigmes, assurent au Chouetteur une auto-validation de ses résultats. Cette deuxième étape d’interprétation permet au Chouetteur d’effectuer un parcours virtuel à travers la France, jusqu’à la cache finale.

Les correspondances ou les références entre énigmes non-successives. Toutes les énigmes fonctionnent logiquement avec l’énigme précédente et celle suivante. Mais certaines fonctionnent aussi avec des énigmes plus éloignées. Les énigmes de la deuxième moitié du jeu (de la 500 à la 520) correspondent ainsi beaucoup avec les outils procurés par les premières (de la B à la 600). (Par exemple les énigmes 520, 580 et 420 sont liées: la 520 ne peut se décrypter sans utiliser des références issues de la 580 et la 420, pourtant ces 3 énigmes ne sont pas successives selon l’ordre de résolution.)

Le fil directeur général est l’”histoire” racontée par l’ensemble des énigmes de la chasse. Cette histoire s’élabore à mesure qu’on rentre dans le jeu et qu’on le résout. Ce niveau de lecture permet de situer chaque énigme, résultat ou interprétation dans un système englobant. Ce dernier se décline en un ensemble cohérent et fin, de thèmes et de sous-thèmes. Sans ce niveau de lecture, la super-solution ne peut être résolue. Car la découverte des reliquats découle du contexte établi par la progression du chasseur entre la première énigme et la dernière.

  • Ø Illustration des niveaux de solution:

L’Énigme 470 illustre parfaitement l’emboitement de ces différents niveaux ou degrés de lecture:

            I.         Le décryptage procure la localisation “Roncevaux” qui est une ville en Espagne.

         II.         L’interprétation nécessite de lier Bourges (résultat de l’énigme précédente) à Roncevaux (résultat présent). Roncevaux est alors une étape au sens topographique, pour s’acheminer vers un point d’arrivée qui sera validé prochainement.

          III.         La charade agit en correspondances avec d’autres énigmes plus éloignées. La solution de mon onzième qui est X, correspond aussi à l’énigme 520 qui est la 11ème énigme du jeu, où il s’agit de trouver la zone par une rencontre de lignes et dans laquelle on retrouve la lettre X.

          IV.         La dernière phrase de la charade est isolée: elle suggère l’importance de l’énigme 470 pour résoudre la super-solution. Mon “tout” a le sens de résultat de l’énigme présente, mais aussi “résultat” de l’ensemble de la chasse. Or il existe un reliquat dans l’énigme 470 et le visuel agit comme confirmation des données de la super-solution.

  • Ø La super-solution:

Cette expression désigne une démarche parallèle à la résolution de chacune des Onzes énigmes du livre. Par cette démarche, qui consiste à collecter des données au fur et à mesure du jeu, on obtient les indications permettant de localiser la cache de la chouette, c’est-à-dire la démarche à suivre sur le terrain pour déterrer la contremarque au millimètre près.

Cette super-solution constitue le résultat d’une douzième énigme, dont il faut deviner l’existence (paradoxalement par son absence), hypothéquer le principe de résolution puis résoudre seul.

W.P.

Tabou – Les Sentinelles en nombre variable

10 juin 2020

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L’énigme 650, l’avant-dernière de celles publiées dans le livre, est assez courte: les informations qui conditionnent sa réussite, ainsi que les indications qu’elle donne à suivre, sont peu nombreuses. Elle procède d’une démarche en 4 temps: il faut le bon point de départ, puis calculer la bonne distance à parcourir, identifier les Sentinelles, et comprendre quoi en faire. Nécessaire pour reporter la distance, la carte est aussi utile pour effectuer les recherches. 

Le point de départ - il est l’endroit auquel nous a mené l’énigme précédente. Il est la « clé de passage » entre l’énigme 560 et l’énigme 650. Si l’on n’a pas un parcours continu et cohérent jusque là, il faut revenir aux énigmes précédentes. Car il est vain d’essayer de résoudre l’énigme 650 si l’on n’est pas sûr à 100% d’avoir résolu la précédente. Il n’y a aucun piège dans ce point de départ, en s’orientant « dos au Ponant », donc vers l’Est, on résout l’énigme. On peut très bien trouver un résultat en fouillant tout ce qui se trouve à l’Est de ce point (du nord le plus septentrional au sud le plus zénithal): toutefois la résolution de l’énigme 560 nous suggère fortement quelle est l’orientation précise de notre recherche: plein Est ou non, et si non, dans quel « quart » il faut chercher.

La distance - ne représente aucun piège non plus: il faut cependant disposer de la bonne mesure. Mais si l’on est arrivé jusque là on est sûr de cette information, car on a expérimenté son calcul et son résultat en 500. Orientation + distance = résultat réduit à une petite zone de recherche, pour exemples: une forêt, un ensemble de prairies, une commune. Il faut donc faire des recherches sur ce lieu, pour identifier nos potentielles sentinelles.

L’identification des sentinelles - en toute logique, et par mon expérience, quand on quitte la 560, on connait vaguement – mais suffisamment – la nature des sentinelles et on peut hypothéquer leur nombre: on sait à peu près ce qu’on cherche. C’est un scoop: non-seulement en abordant la 520, on sait parfaitement ce que sont les Sentinelles, mais dès la 560, on peut se douter de ce qu’elles sont! Leur identification est donc assez simple, bien que le coin recèle d’un riche patrimoine et qu’il faut exclure d’autres possibilités. Ces sentinelles sont indiquées sur une carte, mais elles sont aussi et principalement identifiables par d’autres ressources. Une fois identifiées, on se moque bien de savoir s’il existe un seul ou plusieurs symboles pour les représenter sur une carte: le débat est stérile et inutile. Je rejoins Max Valentin lorsqu’il disait que scruter une carte n’est pas éloquent dans ce cas, et donc insuffisant.

Le nombre des sentinelles et leur nature est l’un des débats les plus récurrents de la chasse. Mais l’encre a beaucoup coulé sans possibilité de conclusion: ce manque de résultat univoque doit contribuer à démontrer que les énigmes précédentes n’ont tout simplement pas été résolues, à la connaissance du public. Et sans leur résolution, la question des Sentinelles ne peut être tranchée. Et je ne pourrai apporter de conclusion radicale dessus pour la raison que les Sentinelles… ont un nombre variable!

Elles sont de même nature: mais en fonction de la manière dont on les considère et en fonction du moment où on en a l’usage, leur nombre n’est pas le même. Sans révéler leur identité ni leur localisation, je peux user d’une comparaison. Chercher les Sentinelles c’est un peu comme répondre à la devinette suivante:

 « Célèbres jumelles, une s’est envolée, l’autre est enfermée mais parcourt le monde en photo« 

La réponse serait La Joconde de Léonard de Vinci. Combien existe t-il de Joconde? Selon les historiens, il y aurait eu 2 Joconde produite par Léonard, mais désormais 1 seule exposée: et en plus il existe des copies de La Joconde (Max Valentin avait indiqué que les Sentinelles ne sont pas uniques dans leur genre), donc un nombre incalculable (le terme photo évoque cette piste) de Joconde disponibles. 

Compte tenu du fait qu’on cherche des jumelles, le nombre est important pour les identifier. Mais une fois identifié, l’objet Joconde se réduit à 1 exemplaire si l’on considère celle du Louvre. Un nombre incalculable si on considère les copies. En fonction du point de vue on peut donc difficilement répondre de façon radicale à la question suivante: « combien y a t-il de Joconde dans l’énigme? » ou « combien de Joconde sont évoquées dans l’énigme? » car 2 au moment de la résolution, 1 ou un nombre impossible à définir au moment de la réponse.

L’Interprétation du résultat- Enfin, ce nombre varie parce qu’il est encore susceptible d’évoluer en fin de 650: il faut effectivement savoir quoi faire de ce résultat pour aborder la 520. Est-ce la Joconde volée qui nous intéresse, celle du Louvre ou les copies? Est-ce que l’ensemble du tableau de la Joconde nous intéresse? Peut-être en effet que seule une partie du tableau (le sourire narquois) sera utile pour la suite. De ce point de vue là et à ce moment là, on se fiche de savoir s’il y a 1 ou 2 Joconde, ou plus.

Le nombre des Sentinelles n’est en conséquence pas radicalement fixé, il est variable en fonction du biais par lequel on les aborde. Et il est évolutif en fonction de l’usage que vous en faites, ce qui dépend aussi des moments où vous en aurez l’usage.

Bonne recherche,

W.F.

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